Test Ghost Of Tsushima, la voie du Samouraï

Ok j’ai énormément de retard pour proposer un test de Ghost Of Tsushima. Ok j’entends déjà les on s’en fout vu que le jeu est sorti il y a quasiment 6 mois. Bon mon seul argument de l’intérêt de ce test est la sortie de la PS5 et donc d’une version améliorée du jeu. A ma décharge, j’ai quand même eu depuis le mois de juillet énormément de jeu à tester et après décompte j’en ai testé 43 ce qui est pas mal pour un seul homme et ça constitue énormément d’heures de jeu sans compter celles nécessaires à la rédaction des articles ! Bref le jeu ne faisait pas parti de mes priorités et je dois admettre que l’ambiance apaisante du Japon médiéval, les samouraïs, les ninjas, l’honneur les valeurs, les codes ça me passe un peu au-dessus… Ce n’est pas que, mais la délicatesse, je préfère la bonne castagne et comme dirait notre Chuck international : « les pieds c’est souvent dans la gueule que je les mets ». Et puis et puis, on regarde une vidéo, puis deux et on se laisse convaincre par l’aventure surtout que j’ai du mal à résister à un bon J-RPG… Du coup on va voir si ça vaut le coup de faire une escale sur l’île de Tsushima !

Ca va saigner !

Une DA qui pousse à la contemplation

L’histoire prend place au Japon médiéval dans les années 1200 et des bananes. On incarne Jin Sakai neveu de Jito Shimura qui est le chef de l’île de Tsushima. Accompagnés de 80 samouraïs, ils vont devoir faire face à l’armée mongole dirigée par Khotun Khan, cousin de Kubilai Khan. Tout ne va pas se passer comme dans le film 300 et nos samouraïs vont prendre une sacrée déculottée de celle qui vous laissent les fesses bien rouges. Shimura est fait prisonnier et Sakai après un raid désespéré est laissé pour mort… Il est récupéré et soigné par Yuna une voleuse. Sakai va alors se mettre en tête de laver l’affront fait à son seigneur en le délivrant pour ensuite reconquérir l’île. On va donc parcourir en long en large et en travers l’île de Tsushima à la recherche d’alliés potentiels et en délivrant des villages et détruisant des camps mongols. Le dilemme pour Sakai sera de respecter à la lettre le code des Samouraïs et ses principes d’honneur et de droiture (ce qui jusqu’à présent n’a pas été très utile) ou de s’adapter à son adversaire et d’user de techniques plus subtiles et vicieuses. Ce dilemme est mis en avant de manière assez subtile. Excepté quelques dialogues bien pathos, le combat intérieur de notre héro se détaille plus dans nos choix et activités que nous ferons au cours de notre aventure (je pense notamment aux séances de méditation dans les sources chaudes et aux haïkus).

L’histoire prend le temps de se dévoiler
Attaque de front…
Ou lâchement

Ghost of Tsushima reprend parfaitement les codes du Japon médiéval ou du moins l’idée que l’on s’en fait avec des scènes et des dialogues très zen et très respectueuses des personnages en fonction de leur place dans la société qui tranchent singulièrement avec la violence des combats. La direction artistique est vraiment réussie et oriente très clairement vers la contemplation. Les paysages proposés sont vraiment magnifiques, apaisants et variés. J’ai rarement pris autant de plaisir à parcourir une map sous toutes ses coutures et de m’arrêter aussi souvent pour contempler le paysage. On s’y croirait vraiment et il ne manque plus que Madame Piwi qui me souffle sur le visage pour simuler le vent lorsque je traverse les prairies à cheval et ainsi m’imaginer totalement sur l’île de Tsushima ! La qualité graphique du soft est très bonne même si elle n’est pas égale partout. Sur une même scène, on a droit à un personnage au visage criant de vérité alors que son homologue n’a clairement pas eu droit au même traitement. Les paysages sont magnifiques mais lorsque l’on regarde dans les détails, on remarque que les éléments qui les composent n’ont pas eu droit au même niveau de détail, je pense à certains végétaux et certains intérieurs de bâtiment un peu vides à mon goût.

Des paysages splendides
Apaisants
Zens
Le calme…
Avant la tempête !
Le contraste avec les combats est saisissant !

L’UHD facilite également cette contemplation. Contrairement à beaucoup de J-RPG, Ghost Of Tsushima opte pour un style très épuré qui correspond à merveille le thème du jeu. Pas mini map, pas de jauge de sauté ni d’inventaire présent à l’écran (excepté en combat) il n’y a rien à part vous, le paysage et le sens du vent. Car pour se diriger il faut faire souffler le vent en faisant glisser son doigt sur le pad du jeu. Il faut sélectionner un repère sur la map et laisser le vent vous guider, c’est poétique non ? Poétique et ça marche. C’est lisible et mis à part quelques rares moments où il faut faire la manip plusieurs fois pour trouver la bonne direction. Le jeu reste très fluide et sur PS4 pro les temps de chargement sont vraiment réduits même lorsque l’on utilise le voyage rapide (je ne recommande pas cette technique car vous passerez à côté de l’exploration et donc de magnifiques paysages et de collectibles et missions annexes qui vont vous simplifier la vie. Au niveau son, là aussi le jeu bénéficie d’une sacrée réalisation avec des bruitages travaillés et réalistes. Les voix sont bien doublées même si il existe un décalage dans les dialogues si vous choisissez le français, rien de choquant mais assez pour tiquer dessus.

On s’y croirait !
Grandiose
Mêmes les jeux d’ombres et de lumières
Mais il y a des ratés…

Entre Samouraï et Ninja

Ghost Of Tsushima est un J-RPG en monde ouvert. Bon côté monde ouvert, l’île n’est pas très grande globalement on a la même superficie que Manhattan dans Spider Man, il y a donc de quoi faire même si tout n’est pas accessible d’entrée puisque l’île se divise en trois zones qui se débloquent lorsque vous progresser dans l’histoire principale. Le jeu propose donc ce qui se fait habituellement dans tout J-RPG du moment. Côté J-RPG, les développeurs n’y sont pas allés de mains mortes avec une histoire principale qui vous prendra une bonne quinzaine d’heures en ligne droite mais vous passerez alors à côté de pas mal de choses. On a ensuite des missions secondaires qui vous permettent de gagner des collectibles mais aussi d’augmenter votre légende. Il y a les récits mythiques qui débloquent des équipements uniques mais surtout des techniques qui vous peuvent vous sauvez la vie en plein combat comme la frappe céleste ou la danse du courroux. Mais ce n’est pas tout ! Afin de varier dans le gameplay et de proposer autre chose que des combats (qui se montrent malheureusement très répétitif) et fait une belle place à l’exploration. Sur l’île vous trouverez ainsi des sanctuaires qui vous obligent à un peu de gymnastique et qui donnent des charmes à insérer dans son sabre, les piliers de l’honneur sur lesquels vous trouverez des kits de sabre pour personnaliser l’esthétisme de vos armes, les terriers de renards, les haïkus qui débloquent des bandeaux pour personnaliser Jin Sakai, les sources chaudes qui augmentent votre santé et les entraînements de coupe de bambous pour lesquels on doit accomplir une série de touche dans un très bref délai et qui améliorent votre détermination.

Un peu de gym !
ou d’entrainement
Un esprit sain dans un corps sain

On a donc beaucoup d’activités différentes et ça va nous couper des combats qui sont nombreux et, une nouvelle fois, répétitifs. Toutes ces activités permettent de personnaliser l’apparence de notre héros, son sabre ou son arc. On peut également débloquer de nouvelles techniques en dépensant des points de compétences au fur et à mesure que notre légende grandit cette dernière étant l’équivalent de la jauge d’expérience. Le volet des compétences est assez bien construit et demandera beaucoup de temps de jeu pour avoir assez de points de compétence et débloquer les techniques les plus intéressantes. Au choix, vous pourrez améliorer les techniques d’infiltration et d’assassinat avec les armes qui vont avec type kunaï, les postures de samouraï pour les combats de front. L’exploration est également privilégiée pour trouver des ressources à dépenser auprès des marchands, forgeron ou armurier pour améliorer son équipement. Sur ce côté, j’ai été un petit peu saoulé car le jeu est assez avare en ressources même pour les récompenses de missions et il faut un sacré paquet de provisions, de lins, de fer ou pire d’or pour améliorer vos armes au max ! Donc oui le côté J-RPG est parfaitement respecté.

Les attaques de voleur
Où celles du samouraï
La personnalisation des armes est poussée

Mais Ghost Of Tsushima c’est avant tout repousser les mongols et reprendre possession de vos terres. Jin Sakai est un samouraï avec un code d’honneur bla bla bla… Au début de l’aventure vous faites la connaissance de Yunna, une voleuse qui utilise tous les coups possibles pour parvenir à ses fins. En gros Yunna explique à Jin que son code, ses valeurs et ses techniques c’est bien gentil mais ça lui a valu une grosse déculottée donc si il veut gagner il faut s’adapter et va donc lui enseigner les techniques d’infiltration. Si le speech du jeu propose en filigrane un dilemme pour Jin entre la voie du Samouraï et celle du voleur ou du ninja, c’est également un gros aspect du gameplay. A chaque fois vous aurez le choix entre une approche furtive ou frontale excepté pour certaines missions scriptées qui vous imposent des objectifs comme sauver des otages ce qui vous oblige à la discrétion puisqu’à la moindre alerte les mongols tuent les otages. On a pas mal de techniques et d’équipement. Vous pouvez vous déplacer accroupi, utiliser les éléments du décor pour rester cacher pour enfin assassiner l’ennemi une fois proche de lui ou utiliser un kunaï pour l’éliminer à distance. Les mongols ne sont pas très doués pour vous repérer, sur ce point l’IA reste perfectible et on en attend plus d’un AAA de cet acabit. Même le fait qu’ils utilisent des animaux type aigle ou chien pour vous repérer ne les aide pas des masses…

Votre sixième sens est utile
Je susi un ninja
Le décor sert à se cacher
Même si l’ennemi est myope total…

Enfin on a les combats de front que j’ai apprécié par leur efficacité même s’ils sont un tantinet répétitif, la faute à un bestiaire limité, limitation due au gameplay. C’est le serpent qui se mord la queue ! En fait Jin dispose de 4 postures de combat qui se débloquent petit à petit en fonction du nombre de chefs mongols que vous tuez. Chaque posture est plus efficace contre un type de combattant : épée, bouclier, lance ou brute (un mongol de deux mètres pour 150 kilos). Du coup on a que 4 ennemis différents (5 avec les archers) et les combats se ressemblent tous… On utilise une frappe forte pour ébranler l’ennemi et ensuite vous le bombardez de frappes légères pour le mettre à mort. Sur ce point les combats sont d’une violence inouïe et les éclaboussures de sang omniprésentes mais réaliste et tranchent avec l’aspect zen du jeu. Les mises à mort sont assez jouissives notamment quand vous avez fait face à 10 ennemis. Il n’empêche que l’on a l’impression de faire toujours la même chose et les missions n’aident pas car elles aussi demandent de reproduire les mêmes actions, chercher quelqu’un qui vous amène à une autre personne qui est certainement oppressée par l’envahisseur que vous allez donc envoyer ad patre… Un peu fatiguant surtout que le jeu nous empêche de zapper les petites scénettes de remerciement qui se ressemblent toutes et qui sont donc toutes aussi inutiles les unes que les autres…

En combat ça peut être le bordel
Mais toujours dynamique
Et répétitif !
Les « boss » offrent du challenge !

Conclusion

Ghost of Tsushima était la dernière exclusivité de la PS4 et personnellement, je trouve quel clôt parfaitement cette génération. Il est évident que la direction artistique choisie ne plaira pas à tout le monde mais Ghost of Tsushima reste un J-RPG tout ce qui a de plus solide et qui n’a pas à rougir de la concurrence. Si le jeu propose deux gameplay radicalement différents on ne peut que déplorer la limitation des types d’adversaires croisés et qui rend donc les combats répétitifs. Dommage car le jeu dispose d’une grosse profondeur d’où découle une énorme durée de vie ! Mention spéciale à l’UHD totalement épuré qui contribue à une grande immersion dans le jeu !

Positif

  • Une DA exceptionnelle
  • Des combats violents et très dynamiques
  • Des possibilités de gameplay différentes pour tous les goûts
  • Une grosse aventure avec un bon contenu

Négatif 

  • Assez répétitif
  • Des soucis de doublages

Satisfaction du Piwi 85 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony !) ICI PS4.

  • Date de sortie : 17 juillet 2020
  • Editeur : Sony
  • Développeur : Sucker Punch Productions
  • Catégorie : Action / Aventure
  • Prix : 69,99 €
  • Classification : PEGI 18



Catégories :Tests

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